Le château

 

   Le Domaine de Seneffe est constitué d’un Château de style néo-classique construit au 18e siècle. Il abrite la plus belle collection d’orfèvrerie de Belgique, un théâtre, une orangerie, une volière et un parc à l’anglaise de 22 hectares, avec un jardin à la française, un étang et une île reliée à la rive par un pont très romantique.

   C’est à l’importante fortune de Julien Depestre, commerçant, banquier et homme d’affaires du Siècle des Lumières, que l’on doit de posséder aujourd’hui le magnifique Domaine de Seneffe.

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   Le Comte Depestre accorda à la construction de sa résidence – entre 1763 et 1768 – une attention particulière et chargea l’architecte Laurent-Benoît Dewez de concrétiser les nouveaux concepts de la vie sociale, axés sur le confort, l’intimité et l’apparat.

   À Seneffe, l’expression néoclassique du premier architecte des Pays-Bas autrichiens se déploie à la croisée des influences française, italienne et anglaise.

  Profitez de votre venue au Salon du Livre Penseur pour vous offrir une escapade au Siècle des Lumières. Plusieurs formules de visite du château ou de ses jardins vous sont offertes.

Faste & Intimité (visite guidée – 1 h.00, 6,75 €/pers.) :

   Complétez votre venue au Livre Penseur par une visite guidée de l’exposition permanente, afin de découvrir l’architecture intérieure du Château, des zones d’apparat à celles des commodités, ou encore les couloirs de circulation des domestiques. Vous admirerez plus de 500 objets de la collection d’orfèvrerie, mis en scène afin de valoriser au mieux leur fonction.
Invitez-vous à l’assemblée des femmes et découvrez-y le spectacle filmé évoquant l’ambiance des salons. Pénétrez dans leur garde-robe et surprenez leurs secrets de beauté. Voyagez sur les traces du premier propriétaire des lieux à la recherche de tissus ou d’objets venus d’Orient, entrez dans son cabinet de curiosités, sorte de fourre-tout de l’époque. Et pourquoi ne pas jouer au billard ou à d’autres jeux ? L’amour en est un et, dans les zones d’intimité, il peut révéler bien des secrets ou afficher ses penchants.

Exposition temporaire des sculptures de Félix Roulin

   Exposition temporaire de plein air. Accès gratuit. Du 7 mai au 11 novembre 2018. Sculpteur passionné par le métal et orfèvre, Félix Roulin crée des œuvres mi-humaines, mi- abstraites, morceaux de vie le plus souvent enfermés dans l’acier. Depuis de nombreuses années, l’artiste réalise des sculptures monumentales destinées aux espaces publics. L’exposition organisée par le Domaine de Seneffe montre aux visiteurs tous les différents types de sculptures, souvent monumentales, que l’artiste a réalisées et qu’il crée encore.

Pour la Petite histoire…

   Boris Nicaise sera l’un des auteurs présents en dédicace lors du Livre Penseur (éditions E.M.E., stand de la librairie Scientia). Annonçant sa présence à Seneffe sur les réseaux sociaux, il précise :

    « J’y aurai le plaisir d’être présent les deux jours du WE, en particulier le samedi pour présenter mon petit dernier et le dimanche pour interviewer José sur le sien.

    Le côté amusant est que cela se passera dans l’Orangerie du Château, dont les charpentes (de l’un comme de l’autre) furent élevées par mes aïeux patronymiques, maîtres-charpentiers à Seneffe durant au moins trois siècles. En remerciement, les dits charpentiers reçurent d’ailleurs du Comte Depestre, tenancier des lieux, un terrain où bâtir deux maisons, les seules visibles sur les cartes de Ferraris dans l’allée parallèle à celle du château. Hélas, le père des oeuvriers n’en profitant que deux ans car il périt à seulement 37 ans, je ne sais si c’est de maladie ou dans un accident de travail. Ses descendants y resteront jusque sous régime hollandais.

   Lorsque Charles de Lorraine (gouverneur des Pays-Bas autrichiens), en visite auprès de son Frère maçon le Comte Depestre, vit l’orangerie de Seneffe en sus du château, il déclara en remontant dans son carrosse : « Eh bien, je m’en retourne en mes écuries » (il s’agissait du château de Mariemont, sa résidence hennuyère). Puis il demanda au Comte de lui prêter les Nicaise charpentiers pour lui élever une orangerie à côté de sa résidence, ce qui fut rapidement fait.

   Ensuite, Charles de Lorraine étant décédé (et le Comte Depestre peu après), le fils du Comte racheta le contenu de son orangerie et « mes » Nicaise déménagèrent alors de Mariemont à Seneffe les citronniers, grenadiers, orangers, ananas, thuyas, et autres cèdres du Liban, regroupant ainsi les deux collections sous une même charpente familiale, en quelque sorte. »